
Il ne fallait pas moins de trois volets pour rendre hommage aux gestes sublimant la haute couture. Dans ce premier chapitre, le Palais Galliera nous invite à observer à la loupe – littéralement – la diversité et la richesse de ses collections. Cette première expo est consacrée aux savoir-faire permettant d’ennoblir et de décorer vêtements et accessoires. Ces techniques sont abordées à travers le thème de la fleur, motif incontournable dans l’art du textile et dans la mode depuis le XVIII e siècle. Riche de plus de 350 œuvres (vêtements, accessoires, photographies, arts graphiques, échantillons, outils…), le parcours révèle à la fois des créations de maisons de haute couture et des pièces de jeunes artisans, dont certaines spécialement réalisées pour l’événement. L’occasion unique de plonger au cœur des savoir-faire de la mode. L’avis de la rédaction Pour cette entrée en matière, ce sont les savoir-faire liés à l’ornementation qui sont mis à l’honneur, du tissage à la dentelle en passant par l’impression, la broderie ou encore la teinture. Fil rouge de l’expo, la fleur, omniprésente dans la mode et les arts décoratifs depuis le XVIII e siècle, fait éclore sous nos yeux émerveillés une multitude de motifs, dont les inspirations viennent un peu d’ici, mais surtout d’ailleurs. Ombrelle rehaussée de dahlias rappelant l’élégance des wagasa – ces fameux parapluies japonais –, pochette « Sac des Indes » signée Van Cleef & Arpels et recouverte d’or et de pierres précieuses, robe bustier Christian Dior aux arabesques orientalisantes : on voyage dans un certain esthétisme épris d’exotisme, que le contexte postcolonial et les échanges maritimes avec l’Orient et le Maghreb ont largement nourri aux XVIII e et XIX e siècles. Si le parcours nous plonge dans la complexité du métier à tisser, la virtuosité de l’art de la dentelle ou bien les mystères du lurex, il ne noie pas pour autant notre regard sous un tas d’informations pointues. Car au-delà des étapes de réalisation, ce sont surtout les silhouettes dans leur version finale, impressionnantes de beauté et d’élégance, qui s’offrent à nous. Les petites mains s’exposent Ici, surtout, on prend le temps de ralentir. Exit la cours
